Le navigateur et le vent !

"Ils se réjouissent de ce qu’ils sont apaisés, et Dieu les conduit au port désiré. Psaume 107.30"

Le navigateur et le vent !

Le navigateur et le vent !

"Ils se réjouissent de ce qu’ils sont apaisés, et Dieu les conduit au port désiré. Psaume 107.30"

Il était une fois un navigateur qui avait reçu dans la prière une carte mystérieuse. Elle ne montrait ni routes, ni distances, ni repères…  

Seulement une direction : l’horizon que Dieu lui avait désigné.

Son bateau était solide, mais la mer capricieuse. Et surtout, il y avait le vent. Il soufflait tantôt doucement, tantôt violemment, mais toujours avec la même intention :  le détourner du cap que Dieu lui avait donné.

Un matin, alors que la mer était calme, le vent murmura :  

« Pourquoi avancer si lentement ? Regarde, je peux te pousser plus vite ailleurs. Là-bas, les eaux sont faciles, les routes courtes, les résultats immédiats. »

Le navigateur sentit la tentation.  

Il aurait suffi d’incliner légèrement la voile pour suivre la facilité.  

Mais il se souvenait :  Dieu travaille avec le temps, pas avec l’urgence.

Alors il répondit au vent :  

« Je ne cherche pas la vitesse. Je cherche la fidélité. Je préfère avancer lentement dans la volonté de Dieu que rapidement vers un port où Il ne m’attend pas. »

Le vent se mit en colère. Il souffla de travers, tenta de faire chavirer le bateau, poussa des vagues contre la coque, et sema des pensées d’impatience dans le cœur du navigateur.

Les jours passèrent. 

Puis les semaines.  

Puis les mois.

Parfois, la mer semblait immobile.  

Aucun souffle.  

Aucun progrès.  

Juste le silence.

Mais le navigateur tenait son cap.  

Il savait que l’absence de mouvement n’est pas l’absence de Dieu, et que la patience est une voile invisible que le vent ne peut déchirer.

Un soir, alors que le soleil se couchait, un souffle nouveau se leva. Un vent doux, droit, stable, puissant qui poussait dans la direction inscrite sur la carte.

Le navigateur comprit :  le temps de Dieu était arrivé.

Et en quelques jours, il atteignit un merveilleux rivage qu’il n’aurait jamais trouvé s’il avait suivi les vents trompeurs de l’impatience.


La leçon à retenir

Celui qui garde son cap malgré les vents contraires découvre que la patience attire le souffle même de Dieu. Et quand Dieu remplit nos voiles, aucun de nous ne regrette d’avoir attendu.

Cette histoire vous a touché ?